Psychothérapie - Psychanalyse

Soigner la paranoia à Créteil

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soigner la psychose à créteil

Soigner la paranoia à Créteil

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Pour soigner la paranoïa à Créteil et rencontrer un psychologue, contactez le 06.35.47.81.36 ou laissez un message sur le site.

Le cabinet de consultations est ouvert du lundi au samedi, à partir de 07h00 et jusqu'à 22h00.

Une psychothérapie pour le traitement de la psychose est possible.

 

 

 

Quelques mots sur :

Jacques Lacan - De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité

 

Première partie.

 

Lacan cite une définition de la paranoïa venant de Kraepelin. Il s'agit d'une définition axée sur le délire, qui est durable et impossible à ébranler. De plus, il s'instaure avec une conservation de la logique, de la clarté de la pensée.

 

PERSONNALITE : Selon la pensée commune, Lacan isole trois attributs à la personnalité : synthèse - intentionnalité - responsabilité. Il précise qu'il est difficile de donner une définition scientifique à la personnalité. Il en propose alors une analyse objective. Celle ci vient mettre en avant l'aspect développemental de la personnalité : elle s'affirme dans l'enfance (désirs, besoins...), s'enrichit durant l'adolescence (rêves, espoirs démesurés...) puis s'étend à l'homme adulte dans une application de ses talents au réel, dans le sens d'une adaptation. Chez le vieillard enfin, elle "s'exprime en une sécurité sereine" (p.38)

 

Il isole alors différents phénomènes de la personnalité :

  • Développement biographique
  • Conception de soi-même, qui intègre les idéaux de la personne vis à vis d'elle même
  • Tension des relations sociales : inclut ce qu'on imagine que l'autre pense de nous mêmes.

 

Plus loin (p.313), il isolera trois points dont on peut voir le "phénomène de la personnalité : point de vue individuel, point de vue structural, point de vue social.

Toute la première partie de l'ouvrage est en fait une recherche de l'état des lieux de la psychose paranoïaque à l'époque, en fonctions de différentes écoles : facteurs constitutionnels, facteurs réactionnels, possible processus organique à l'origine de la paranoïa, rapports entre la paranoïa et les autres psychoses... 

 

 

Deuxième partie Aimée.

 

→ Après son passage à l'acte, les croyances concernant son délire s'apaisent. Aimée y adhère moins. "Disons tout de suite que les thèmes du délire dans leur ensemble, et non seulement les griefs de la malade contre sa victime, sont lors de l'admission complètement réduits. "Comment ai- je pu croire à cela ?"" (p156) De plus, le rappel de ses thèmes délirants provoquent de la honte, un sentiment de ridicule, et du regret. Aucun soulagement ne suit le passage à l'acte.

 

→ Thèmes du délire : persécution et grandeur. Celui de grandeur renvoie notamment à l'érotomanie (trait majeur : platonisme avec l'objet).

 

→ Type : délire d'interprétation.

 

Son délire de persécution ne concerne pas qu'une seule personne mais plusieurs. De plus, le délire est systématisé c'est à dire qu'il est organisé malgré les différents thèmes existants.

 

Tout le travail autour du cas clinique fut très intéressant, et très riche (entretiens avec la soeur, le mari etc.). Le lien entre la soeur et la victime ainsi que l'ancienne meilleure amie (ces dernières étant figures de déplacement de la soeur d'Aimée) est très fin.Lacan caractérise la psychose paranoïaque d'Aimée comme paranoïa d'auto-punition. Cela vient illustrer le fait que l'auteur cherche un sens au délire de la patiente. Ici, les persécuteurs menacent l'enfant pour punir la mère qui n'aurait pas accompli sa mission. Lacan ajoutera plus loin dans son écrit : "Cependant, par le même coup qui la rend coupable devant la loi, Aimée s'est frappée elle-même, et, quand elle le comprend, elle éprouve alors la satisfaction du désir accompli : le délire, devenu inutile, s'évanouit" (page 253 )

 

➔ La condition interne de la guérison dans les cas de paranoia d'auto-punition : satisfaction de la pulsion autopunitive. Cette satisfaction peut prendre les formes les plus diverses : choc, trauma,maladie organique. Chez Aimée, il s'agissait de la réaction agressive qui provoque une "guérison spontanée, soudaine et totale". (p.276)

 

 

Lacan offre dans sa thèse une place importante à la psychanalyse.

→ Il met notamment l'accent sur la libido et le rôle majeur des fixations libidinales dans l'élaboration du monde au sens général. Il reprend également le tableau d'Abraham qui comprend les différents stades d'organisation de la libido, les stades d'attachement à l'objet, et les points de fixation prévalants dans les troubles psychopathiques (p.258).

 

→ Il se sert aussi de la notion de narcissisme secondaire, et le situe comme réincorporoation au moi d'une partie de la libido déjà projetée sur les objets. Cela expliquerait pour lui le fait que le principe moral soit postérieur au principe de réalité.

 

→ Il revient également sur le cas Schreber et isole les 4 dénégations qui y sont décrites :

✗ 1)Je ne l'aime pas. Je le hais. Projetée comme Il me fait. = Thème de persécution

✗ 2)Je ne l'aime pas. C'est elle que j'aime. Projetée comme Elle m'aime. = Thème érotomaniaque.

✗ 3)Je ne l'aime pas. C'est elle qui l'aime. Avec ou sans inversion projective. = Thème de jalousie.

✗ 4)Je ne l'aime pas. Je n'aime personne. Je n'aime que moi. =Thème de grandeur.

 

 

La paranoïa de revendication représenterait l'envers de la paranoïa d'auto-punition . Il ajoute que les deux sont sous tendues par la même intention punitive (pulsion agressive) mais que l'économie énergétique est inversée. Les deux viendraient traduire un arrêt évolutif de la personnalité au "stade génétique du Sur-moi". (p. 349).

 

L'écrit de Lacan est très détaillé, très riche tant sur la description du cas clinique que sur la partie théorique. Il précise lui-même avoir voulu que ce texte soit riche, une "description concrète" et non "une synthèse descriptive qui, par besoin de généralité, aura été dépouillé des traits spécifiques de ces cas". (p. 267) Il remet aussi en avant, ici et ailleurs dans l'écrit, l'importance de la subjectivité et de la singularité de chaque personne.

 

Lacan propose malgré tout des descriptions générales dans la psychose paranoïaque, tout en mettant le lecteur en garde face au risque de trop grandes généralisations. On retrouve les traits suivants : ce sont des travailleurs, souvent bons, acharnés; honnêteté forte ; fidélité dans l'amitié ; ténacité dans l'hostilité, la haine ou le blâme ; sont hypermoraux. Les idées de persécution comporteraient souvent un sens d'auto-accusation. Le persécuteur principal serait du même sexe que le sujet. Les idées de jalousie seraient d'une absurdité manifeste. Les idées de grandeur renverraient à l'idéal du moi de la personne.

 

Lacan défend aussi la place des personnes de structure psychotique et insistent sur le fait qu'ils ne sont pas plus débiles que les autres et qu'ils ont leur place, comme tout autre, dans la société => p.277.

 

 

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